L'asepsie en chirurgie implantaire

Les succès exceptionnels de l’implantologie sont le fruit de procédures maîtrisées réalisées dans des conditions optimales. L’asepsie, dès le début avec son inventeur, le Professeur Branemark, a été mise en exergue, comme élément capital de la pratique de l’implantologie chirurgicale.

Si certains se risquent à ne préconiser que des conditions d’asepsie « relative », nous restons pour nous fidèles aux préceptes enseignés par le fondateur de l’implantologie.
Car bien faire, n’est souvent pas plus difficile que de mal faire.
Car mettre un implant dans un maxillaire, c’est insérer un corps étranger dans un os. Et mettre un corps étranger dans des conditions d’asepsie « relative », c’est prendre le risque d’avoir un sepsis, c'est-à-dire une infection qui se développe au contact de l’implant, avec comme conséquence la perte de l’implant.
Et puis la notion de relativité en la matière est très floue, porte ouverte à des dérives où il n’y a plus d’asepsie du tout, l’attitude laxiste autorisant alors tout et n’importe quoi, comme de poser des implants entre un détartrage et un meulage d’appareil dentaire hors d’âge…
Un cabinet de dentisterie générale n'est pas toujours organisé et structuré de façon satisfaisante pour répondre aux exigences de qualité recommandées par les experts...

La prudence en la matière est donc fortement à recommander, face à des propositions fantaisistes… Nous ne pouvons qu’inciter ceux qui relèveraient de tels traitements à bien s’informer quant aux conditions dans lesquelles les implants qui leur sont proposés, seront posés. Une salle dédiée à la chirurgie implantaire, ou du moins aux actes chirurgicaux, est indispensable.

Poser des implants autrement, c’est prendre des risques et en faire courir à son patient, choses qui ne sont plus acceptables aujourd’hui.

Une installation a minima, avec des cheveux que les gants de l’opérateur effleurent, et un fil de suture qui se promène sur les vêtements du patient, ce n’est pas de l’asepsie relative, c’est une absence d’asepsie.

Les implants doivent être posés dans des conditions le plus proche possible de celles d’un Bloc opératoire, avec une installation appropriée, une aide opératoire qui sait faire zéro faute d’asepsie, une porte de salle qui reste fermée pendant l’acte, et une assistante qui ne fait pas des allées et venues pour répondre au téléphone…

Le Spécialiste, lui, habitué à opérer, est un familier de l’asepsie. Il ne fait pas d’effort pour « faire » de l’asepsie, car c’est sa seconde nature. Coutumier des champs opératoires et pour certains des Blocs opératoires en Clinique, pour lui c’est évident, et il n’a pas d’automatisme à contre temps.
Et pour vous, patient, c’est un gage que tout ce qui sera mis en œuvre pour votre traitement, sera bien fait, dans les règles de l’art.